Statement on the Tripartite Meeting in Kinshasa for the Repatriation of refugees between DRC and Burundi
COMMUNIQUÉ POUR FISTIGER LES INITIATIVES DE RAPATRIEMENT FORCE DES RÉFUGIÉS CONGOLAIS AU BURUNDI ET DES RÉFUGIÉS BURUNDAIS EN RDC.
Nous avons appris à travers un Télégramme qui serait attribué au Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et affaires Coutumiers l’organisation d’une réunion Tripartite : RDC, Burundi et UNHCR sur le Rapatriement des Réfugiés se trouvant dans les deux pays. Ceci en violation de la Convention de l’Union Africaine portant sur la protection des réfugiés.
Toute en regrettant les conditions inhumaines et dégradantes dans lesquelles vivent les Réfugiés Congolais au Burundi, la RDC devrait répondre devant la justice de son incapacité à protéger sa propre population. Et tous les efforts devraient être mis en place pour finir la guerre dans le Grand Kivu par les interventions Militaires car la Diplomatie agissante a montré ses limites.
La situation sécuritaire actuelle dans les villes et dans les Territoires de Uvira, Fizi, et autres parties des Provinces du Tanganyika et du Maniema où les efforts de l’Etat Congolais sont insuffisants pour garantir la sécurité et la protection des populations civiles n’encourage pas le débat sur le retour des Réfugiés Congolais. Les violations massives des droits de l’homme au Burundi, le manque de la Démocratie, la détérioration de l’espace civique ainsi que l’incertitude sécuritaire parmi tant d’autres réalités ne permettent un retour des refugies au Burundi.
Selon certaines estimations il existerait actuellement plus de 3 millions des réfugiés Congolais au monde et la RDC devrait mettre en place une politique nationale sur le retour des Congolais partout au monde, au lieu de se focaliser sur cette petite partie.
Les réfugiés Congolais se trouvant au Burundi inclus aussi des réfugiés Burundais de 1976 et de 1990 a 1993 qui seraient enregistrés comme des congolais, et des Tutsi Rwandais de 1958 qui n’ont pas des Villages et des Terres sur le Sol Congolais et dont souvent leur présence est à la base des conflits Communautaires méritent un traitement particulier d’abord par la RDC qui devrait mettre l’ordre à l’interne.
Par ailleurs, nous sommes très préoccupés du manque d’une base de données et des statistiques fiables sur les Réfugiés en RDC. Le manque d’information sur les catégories des Réfugiés Burundais concernés par ce processus et le manque des consultations des Réfugiés Burundais à propos de leur avenir, risque de politiser la gestion des réfugiés et affecte leur accueil sur le sol Congolais.
La RDC aurait plus d’intérêt de mettre en place une réflexion et une évaluation approfondie sur les opérations des Rapatriements Forcés des Réfugiés mis en place depuis 2010 qui visent à satisfaire les appétits des Nations Unies et d’autres Acteurs de la Communauté Internationale au détriment des réfugiés et de l’Etat Congolais.
La présence d’un grand nombre des Officiers Militaires des Réfugiés que la RDC avait rapatrié dans l’AFC-M23-RDF actuellement, la présence d’un grand nombre des Réfugiés Burundais victimes des Rapatriements Forcés qui vivent sans documents dans la Ville de Kalemie et dans d’autres parties de la Province du Tanganyika nous inquiète et poserait des questions sérieuses sur notre stratégie sécuritaire, et notre système de gestion des réfugiés en RDC.
Ainsi nous réitérons notre appel et nos recommandations:
La mise en place d’une nouvelle Loi pour gérer les Réfugiés en RDC,
Mener des réformes urgentes au sein de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR),
La mise place d’une Politique Nationale Congolaise pour la gestion effective des Réfugiés,
L’organisation d’une Table-Ronde Nationale sur la situation des Réfugiés en République Démocratique du Congo,
Fait à Kinshasa, Ce Dimanche 31 Mai, 2026
Kulihoshi Musikami Pecos
Animateur National du COJESKI-RDC