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Boulevard du 30 Juin, Arret VodaCom, Gombe Division, Kinshasa.
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Deteriorating humanitarian situation in Maniema due to influx of war victims

Rapport de l’Evaluation Rapide des besoins, here is the Original French version


Date du rapport : //__

  1. Aperçu de la situation
    1.1. Description de la crise
    Nature de la crise :
    X Conflit
    x Mouvements de population
    Date du début de la crise :
    Description du conflit
    La population de villages du Sud Kivu, territoire de Shabunda dans la zone de santé de Kalole continuent à fuir les affrontements et les opérations militaires intermittents entre les groupes WAZALENDO LEGA faction MBEA contre la faction KANKISINGI depuis le début de l’année 2025. Cette situation s’est aggravée encore plus à partir de mois de Mars, et sur l’appel d’autodéfense populaire lancé par certaines notabilités de la place pour barrer la route à l’avancé de M23, les combattants locaux, hanté par la soif de pouvoir d et de contrôle de certaines zones. Au mois de juin, dans le secteur de WAKABANGU 2,

La persistance de ces combats a entraîné une forte détérioration de la situation humanitaire, se traduisant par :

  • des déplacements massifs et force de populations dont plus de 15593 familles soit 93351 personnes dans les Zones de Santé de Kampene dans le territoire de Pangi (44136 PDI), ZS de Kunda dans le territoire de Kasongo (32874 PDI) et la ZS de Salamabila (16341 PDI) seraient partis majoritairement de BUKAVU et de la zone de Santé de KALOLE et ce, depuis 2023–2024.
  • une recrudescence des violations des droits humains et des incidents de protection contre les civils, la destruction et le pillage d’infrastructures communautaires (écoles, centres de santé,), ainsi qu’une réduction significative de l’accès humanitaire dans plusieurs localités.
  • Plusieurs personnes blessées ou tuées par balles ;
  • Des cas de violences sexuelles, y compris sur mineurs ;
  • L’utilisation d’enfants dans les affrontements ;

– La destruction et le pillage d’infrastructures communautaires ;

Face à cette situation préoccupante, les ONG membres du Relais Humanitaire du Maniema se sont mobilisées pour conduire une mission d’évaluation rapide multisectorielle (ERM) du 01o. L’objectif était de collecter des données essentielles permettant d’orienter la planification et la mise en œuvre des interventions humanitaires en faveur des populations les plus vulnérables.
Il convient de noter qu’une partie des personnes déplacées a déjà entamé un mouvement de retour progressif vers leurs zones d’origine, bien que la situation sécuritaire demeure fragile.
Si mouvement de population, ampleur du mouvement et localisation :
Territoire Zone de sante Aires de santé
Population résidente Population déplacée Pression démord Population retournée
PANGI
KAMPENE Ménages Personnes Ménages Personnes % Men. Pers
KAMPENE 5404 32424 2834 17004 52,44 0 0
BYUNKUTU 1727 10362 1564 9384 90,56 0 0
KITANGI 1541 9246 183 1098 11,87 0 0
KIBUNDILA 1271 7626 166 996 13,06 0 0
BUKAMA 1221 7326 270 1620 22,11 0 0
TCHALUMBA 1523 9138 390 2340 25,60 0 0
KISIMBA 1331 7986 275 1650 20,66 0 0
KAMA 2016 12096 1674 10044 83,03 0 0
Sous total 16034 96204 7356 44136 45,87 0 0
KASONGO
KUNDA BIKENGE 8732 43659 2854 24115 55,23 0 0
KAPURI 2222 1111 1002 3227 290,45 0 0
KABONGA 1682 8411 403 2702 32,12 0 0
MBUTU 4236 21177 700 2830 13,36 0 0
Sous total 16872 74358 4959 32874 44,21 0 0
KABAMBARE
SARAMABILA SALUMU 1124 6741 728 4368 27,32 0 2526
KAPEYA 2333 13061 1005 6030 46,16 0 0
MAYEMBE 1031 5773 492 2952 51,13 0 0
CATHOLIQUE 2818 15779 505 303 1,92 0 0
WAMAZA 2090 11706 165 990 8,45 0 0
KAWAYA 1603 8978 148 888 9,89 0 0
KINGOMBE 2443 13686 135 810 5,91 0 0
Sous total 13442 75724 3178 16341 21,57 0 2526
TOTAL 46348 246286 15493 93351 37,90 0 2526
Sources :
Services de genre, société civile force vive du Maniema, les confessions religieuse, l’église catholique et MCZ Kampene, IT CSR de Kampene, Kama, Bikenge, Bureau des Affaires Humanitaires de Wamaza, en collaboration avec la société civile, la Division des Affaires Sociales et les autorités locales du secteur BB Wamaza ….
Objectif de l’évaluation
Objectif général de la mission :
Renseigner sur la situation humanitaire de déplacés venus du Sud-Kivu dans le territoire de Shabunda, zone de santé de Kalole.
Objectifs spécifiques de la mission
a. Pour l’évaluation des besoins

  • Circonscrire le contexte humanitaire de la crise dans les trois territoires se trouvant les PDI (Kabambare, Pangi et Kasongo);
  • Circonscrire les interventions en cours et celles déjà réalisées pour se préparer, anticiper et répondre à la crise ;
  • Identifier les gaps en termes de besoins humanitaires dans les zones d’accueil ;
  • Proposer les actions à mener comme intervention humanitaire dans les différents secteurs ;
  • Suggérer l’approche d’intervention adaptée au contexte pour mieux répondre ;
  • Suggérer les axes devant informer le plaidoyer aux différentes parties prenantes.
    b. Pour l’étude de marché
  • Identifier les produits alimentaires et non alimentaires couramment consommés dans les zones d’accueil ;
  • Apprécier le niveau d’accessibilité, disponibilité /rareté des produits ;
  • Identifier les contraintes ou barrières sécuritaires, financières, physiques, climatiques ou environnementales ;
  • Dégager les fluctuations des prix du marché par rapport à la situation actuelle.
    Possibilité de retour ou nouveau déplacement (période et conditions)
    RETOUR OU INTENTION DE RETOUR
    Seuls 2526 PDI de la ZS de salamabila sont déjà rentrés vu les mauvaises conditions de vie que traversent cette population. Mais une grande partie de cette population craint de rentrer dans leurs villages :

Les 70,76% de déplacés qui ont dit « non » et « je ne sais » par rapport au retour craignent les menaces de reprise des hostilités par les groupes armés mais aussi, craignant les rumeurs sur un probable avancé de M23 sur Shabunda.

LOCALITE DE PROVENANCE
Les deplacés proviennent de la province du Sud-Kivu, dans le territoire de Shabunda, zone de santé de Kalole. Les localités de provenance sont : Batali, Bosi, Kable, Kabolongo, Kagulu, Kakili, Kakola, Kakumbi, Kankusu, Kakole centre, Kakole 1, Kakole 2, Kikungu, Kitindi, Lukolola, Lusenge

LE TEMPS POUR LE RETOUR :
Quant à la question de savoir à quand leur retour, 74,08% ont répondu qu’ils rentreront lorsque la situation sécuritaire s’améliorera, 18,27% ne se sont pas prononcé et 3,3% ne savaient même pas à quand leur retour.

Distance moyenne entre la zone de départ et d’accueil
En km :
En temps parcouru :
Lieu d’hébergement
 Communautés d’accueil
Principales recommandations

  • Renforcer le plaidoyer au niveau de la COHP et des autorités, afin d’attirer l’attention sur la situation humanitaire préoccupante dans les Territoires de Pangi et Kasongo et Kabambare en particulier et la Province du Maniema en général (COHP SK/Mma)
  • Mobiliser urgemment des fonds et des partenaires pour des réponses multisectorielles urgentes intégrée (COHP SK/Mma)
  • Renforcer le monitoring de protection dans la zone et mettre en place des différents mécanismes de la protection communautaire et celle de l’enfant (Cluster PROTECTION)

1.2. Profile humanitaire de la zone
Crises et interventions dans les 12 mois précédentes dans la zone d’evaluation

Crises Réponses données Zones d’intervention Organisations impliquées Type et nombre des bénéficiaires

WASH (aménagement des sources et AEP ; distribution ZS de Salamabila (groupement Kibumba et Kanyengele  RHA 

Construction du centre de santé Salumu dans le cadre du projet PDL 145 territoires  ZS de Salamabila (village Salumu    Caritas Kasongo 
Accompagnement des cultivateurs dans la distribution des semences   ZS de Salamabila (groupement Kibumba et Kanyengele  PADRIR  

Sources d’information Donneurs d’alerte, rapports des organisations dans la zone, rapports des interventions passées, 3W clusters

  1. Méthodologie de l’évaluation

Collecte des données primaires, type d’échantillonnage choisi et les sites évalués visitées
Type d’échantillon
 L’interview a porté sur 305 ménages deplacés dont 29% sont de femmes et 71% des hommes. Les questions ont été adresséés à 84% de personnes qui etaient chefs de menages
 36 informateurs clés et 18 focus group séparés organisés selon le sexe et les catégories
 ……femmes en âge de procréations ont été interviewée pour…..

Source : nos investigations sur terrain

Techniques de collecte utilisées
• Entretiens individuels avec les personnes ressources et/ou les informateurs clés (autorités locales, leaders communautaires, services techniques de l’État, organisations locales et internationales, société civile, déplacés et retournés) ;
• Enquêtes ménages réalisées à l’aide de Kobo Collect :
• Focus group

Composition familiale des menages enquêtés :
Les familles de deplacés sont composées de personnes de différentes tranches d’âge : 34,26% (entre 18 et 65 ans), 32,96%(5 à 17 ans).

Carte de la zone évaluée en indiquant les sites visités

Composition de l’équipe
Nom des organisations impliquées dans l’ERM
Agences de NU : UNFPA
Les ONGI : UMI-RDC et HEKS EPER
Les ONG nationales : IFAPPDE-RDC, CARITAS-KASONGO, Caritas Kindu, Santé Plus, RHA, GREEPOED, RACOJ Maniema, Les Ailes du Coeur, CADD, PEDI Congo

  1. Besoins prioritaires / Conclusions clés

Besoins identifiées (par ordre de priorité) Recommandations pour une réponse immédiate
Besoins Protection :

  • L’absence du mécanisme de Monitoring de Protection et de tout autre mécanisme de protection (RECOPE, FAT, EAE), dans les trois Zones de Santé évaluées, n’a pas permis à la mission de collecter des données fiables sur les multiples cas de violation de divers droits de la population ;
  • Toutefois, les entretiens avec des groupes de discussion ont montré que plusieurs centaines des femmes et filles ont été victimes viols, les filles mineurs contraintes au mariage forcé pendant et après les conflits armés et par manque de kits pep et peur de stigmatisation, les victimes ne se sont pas présentées aux structures sanitaires pour une prise en charge médicale ;
  • Par ailleurs, les échanges menés avec les groupes de discussion et les informateurs clés ont mis en lumière l’ampleur des abus subis par les déplacés au cours de leur fuite meme dans les villages d’accueil. Plus d’un millier de personnes auraient été victimes de violences physiques ; on dénombre également plus de 122 cas de séparations parentales signalées, les conjoint–e-s et enfants étant toujours à leur recherche. En outre, des arrestations arbitraires sont menées des hommes armés et soumises à des traitements humiliants et dégradants dans la zone;
  • L’utilisation des enfants par les groupes armés antagonistes actifs dans la région, constitue un problème majeur de Protection de l’enfant. Les communautés locales ont déclarés avoir vu leurs enfants et ceux de la communauté participer aux combats et plus de 10 d’entre eux tombés sur les champs de batail. En l’absence de mécanismes efficaces de protection de l’enfance, leur identification, retrait voire réintégration communautaire restent extrêmement difficile ;
  • A Bikenge, Kampene par exemple, plusieurs enfants sont dans les activités minières et ne peuvent pas aller à l’ecole avec difficultés de trouver les parents ; Mise en place d’un mécanisme de Monitoring de Protection et autres mécanismes de protection
  • Actions de prévention de risque de protection de l’enfant et des jeunes; – Renforcer les activités de sensibilisation et de cohabitation communautaire pacifique
  • Mise en place de mécanismes communautaires de prévention et d’alerte sur les VBG en donnant une prise en charge holistique (médicale, psychosociale, juridique et économique) des survivantes ;
    Besoins sécurité alimentaire :
  • Les personnes déplacées arrivent sans stock de nourriture et sont accueillies dans des ménages n’ayant pas de réserves alimentaires ;
  • La présence des personnes déplacées internes oblige les familles hôte à réduire le nombre moyen de repas par jour de 2 ou 3 à 1 seul repas familial à quantité insuffisance et de peu de qualité ;
  • L’insécurité alimentaire dans la zone est très récurrente,
  • Le poids démographique PDI (37,9%) sur une zone en insécurité alimentaire et à faible production agricole accentue la crise alimentaire ;
  • L’exploitation artisanale de minerais influe sur la production agricole.
  • 92,46% des ménages visités dans la zone ont un score de consommation alimentaire (SCA) pauvre et limite
  • Score de diversité alimentaire (SDA): XXXX % des ménages visités (PDI) ont un SDA XXXXXX
  • Indice de stratégie de survie (ISS)= l’ISS au cours de la semaine précédant de l’Evaluation : 75,41% des ménages enquêtés ont présenté un ISS en phase 3 et 4. Cinq stratégies de survie ont été utilisé par les ménages déplacés: Consommer des aliments moins coûteux/moins préférés (lorsque les aliments habituellement consommés sont disponibles), Emprunter des aliments ou demander l’aide d’amis/voisins/parents/famille pour nourrir votre ménage, Réduire la taille des portions lors des repas, Réduire la consommation des adultes au profit des enfants et Réduire le nombre de repas journaliers.

A ces facteurs il faut ajouter :

  • Dégénérescence des semences vivrières (riz, maïs, manioc) ;
  • Absence de cultures maraîchères de base (tomate, oignon, amarante) ;
  • Faible développement de l’élevage et de la pisciculture ;
  • Manque d’outils aratoires de qualité ;
  • Insuffisance de formation sur les bonnes pratiques agricoles ;
  • Absence d’unités locales de transformation agricole.
    • Organiser un appui urgent en Vivres
  • Appuyer la culture maraichère et outils aratoires
  • Assistance alimentaire urgente
  • Appui en semences vivrières, maraichères pour une résilience dans la zone
  • Appui à la relance de l’élevage (petit bétail, pisciculture)
  • Fourniture d’outils aratoires adaptés
  • Formation des ménages aux bonnes pratiques agricoles (approche CEP)
  • Mise en place d’unités de transformation communautaires (décortiqueuses, moulins).
    Besoins abri et AME :
  • AME : Les PDI arrivent sans Articles Ménagers Essentiel (AME) ; les besoins en couvertures (durant cette saison de pluie) et en vêtements (femmes et enfants) sont important ;
  • ABRI :

Il y a promiscuité dans des ménages d’accueil ou de retours pour les retournés. A la question de savoir « Est-ce que les membres du ménage dorment tous dans la même pièce »

  • Distribution des AME, des KHI et des kits abris d’urgence
  • Appui à la reconstruction et réhabilitation des abris détruits.
    Besoins Santé :
  • Absence de produits pharmaceutiques dans les structures de santé ;
  • Insuffisance d’équipements médicaux ;
  • Délabrement avancé des infrastructures sanitaires.
  • Les personnes déplacées ont un accès difficile aux soins de santé qui sont payants ;
  • Seul PDSS appui dans les ZS Kampene, Kunda et Salamabila en XXXXX,
  • Blessures graves liées aux conflits : Besoin urgent de soins adaptés, notamment pour les blessures liées aux conflits.
  • Nécessité de renforcer les structures sanitaires en personnels qualifiés, équipements et intrants médicaux.
  • Soins pour maladies chroniques, – Suivi et traitement régulier pour les personnes vivant avec le VIH, la tuberculose et les soins liés aux violences basées sur le genre (SGBV).
  • Gestion des épidémies : Surveillance des épidémies (choléra, Rougeole, Mpox) et prise en charge médicale des personnes vivant avec des handicaps. En cas de problème de soins médicaux, les personnes dans le ménage se comporte selon le graphique présenté
    Former le personnel de santé en PEC des traumatismes et violences ; appui en santé mentale et reproductive
  • Fourniture de médicaments essentiels et de kits médicaux d’urgence avec gratuité des soins via le positionnement des partenaires d’appui aux ZS;
  • Appui en équipements médicaux de base ;
  • Renforcement des structures de santé en réhabilitation et équipement des structures de santé prioritaires ;
  • Renforcement des capacités des prestataires de santé.
  • Assurer l’approvisionnement régulier des médicaments et intrants ;
  • Appuyer la campagne de vaccination et le programme de santé maternelle et infantile ;
  • Améliorer l’accès à l’eau et assainissement ;

Besoins Nutrition
Au cours des 7 derniers jours, un ou plusieurs enfants de moins de 5 ans ont développé à tout temps de fatigue de manière inhabituelle (34,1%), ; ne pas se sentir bien (28,85%) et vomir toute son alimentation (26,89%).
Pour la ZS de Salamabila : Taux élevé de malnutrition aiguë : 262 cas de MAS, 268 cas de MAM et 62 cas de FEFA enregistrés dans les registres des centres de santé visités;

  • Manque d’intrants nutritionnels.
  • ZS de Kampene : présente un cumule de 644 cas MAS depuis le mois de juin en octobre dont 37deces
  • Pour la zone de santé de Kunda sur 967 cas MAS dépistes passivement durant la période du juin en octobre 2025, 368 ont été hospitalisé pour les complications médicales grave 49 décédés soit 13,3% létalité, par manque d’intrant et mauvaises conditions de transport et hébergeant
    Manque d’intrants nutritionnels, aucune unité nutritionnelle n’est fonctionnelle dans la zone.
    L’enquête ménage a démontré que : Au cours des 7 derniers jours qui ont suivi l’enquête, il y a eu des changements concernant l’alimentation du bébé ou de l’enfant

Ces présents taux sont tiré de mesure active effectué au cours de visite de ménages.

Pour les femmes allaitantes et les femmes enceintes

  • Appui nutritionnel urgent dans toutes les Aires de Santé touchées par la crise dans les ZS Kampene, Kunda et Salamabila
  • Appui aux activités préventives de la malnutrition
  • Appui en intrants nutritionnels pour la prise en charge des cas de MAS et MAM ;
  • Formation des prestataires de soins et des relais communautaires sur la détection et le suivi des cas ;
  • Sensibilisation communautaire sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE).
    Besoins Eau, hygiène et assainissement :
  • Manque d’ouvrages d’assainissement dans les écoles et centres de santé ;
  • 95% villages visités par la mission n’ont pas de sources aménagées, plus tôt que la population utilise les sources à ciel ouvert qui sont en aval et en proximité de ravins, ce qui justifie la recrudescence de la diarrhée et du choléra dans la zone d’évaluation
  • Plusieurs femmes PDI et hôtes sont victimes de viol en allant loin du village pour chercher l’eau ;
  • 86 % des ménages utilisent des latrines non-hygiéniques (dans les trois ZS) ;

A la question de savoir si au cours de 7 derniers jours le ménage a-t-il eu suffisamment de l’eau pour différentes activités (boire, cuisiner, hygiène personnelle, et pour d’autres fins domestiques), en moyenne 77% ont dit Non.

- Sensibiliser la population sur la construction de latrines hygiéniques dans les menages, structures sanitaires, ecoles, … 
  • Promotions des Pratiques familiales essentielles
  • Aménager et réhabiliter les points d’eau dans la zone ;
  • Sensibiliser les communautés sur lla promotion des pratiques familiales essentielles ;
  • Aménagement de sources protégées, puits et systèmes de stockage d’eau ;
  • Distribution de kits WASH et produits de potabilisation de l’eau ;
  • Construction de latrines d’urgence pour les ménages vulnérables et sensibilisation sur l’hygiène ;
  • Installation d’ouvrages d’assainissement dans les écoles et structures sanitaires ;
  • Campagnes communautaires de promotion de l’hygiène.
    Besoins Education :
  • Délabrement des infrastructures scolaires ;
  • Manque de kits pédagogiques et manuels scolaires.
    la majorité d’école dans la zone sont en pisés, en chaumes et feuilles
  • – faible capacité d’accueil des enfants PDI,6 sur 10 enfants PDI n’étudient pas et risquent de rater leur année scolaire
  • – les enfants PDI sont stigmatisés par les enfants hôtes, mauvaise cohabitation
  • Perturbation de calendrier scolaire suite aux arrêts dû aux conflits armés ;
  • Par manque des fournitures scolaire.
    Le graphique suivant démontre la raison pour laquelle les enfants en âge scolaire ne fréquentent pas l’école.
    • Former les enseignants sur les gestions d’une classe
  • Distribution des fournitures scolaires aux élèves et kits pédagogiques aux enseignants

– Réhabiliter, construire les salles de classes d’urgences et biens scolaires endommagés

Besoins moyens de subsistance :
76,74% de ménages déplacés n’ont pas accès à la terre

Les principales sources de revenus sont : travail journalier (69,51%) suivi de l’agriculture de subsistance (23,28%)

Accès physique au marchés accessibles et fonctionnels

OUI 49,84%
NON 49,84%
NE SAIT PAS 0,33%
Les raisons pour lesquelles les ménages déplacés n’ont pas accès au marché

60,98% de ménages enquêtés n’ont pas accès aux services de transfert monétaire simplement par manque de téléphone.

Besoins logistiques (transport et stockage) :

  • xxx
  • xxx
  • xxx
    Modalité d’assistance
    Pour la modalité préférée pour l’assistance, 65% de ménages enquêtés ont préféré l’assistance en nature, suivi de cash physique (51,44%), vouchers (31,80%), Cash transfert (25,90%), en provision de services (21,97%), et autres (0, 60%).

Information et feed back
Le graphique ci-dessous montre l’expression des ménages enquêtés par rapport aux besoins prioritaires d’information.

Pour recevoir les informations sur l’aide éventuelle, les ménages enquêtés ont préféré le face à face avec le travailleurs humanitaires (71,48%), suivi de face à face avec une travailleuse humanitaire (14,75%), autorités locales (14,10%), appel téléphonique (13,11%), Crieurs publics avec un mégaphone (12,79%), à travers le leaders communautaires (9,18%), Réseaux sociaux (8,85%), etc.

 Pour les informations sur l’aide humanitaire, utiliser et/ou combiner plusieurs moyens de transmission.

RECOMMANDATIONS GLOBALES ET ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
Au regard des constats établis lors de la mission d’évaluation rapide multisectorielle, plusieurs recommandations globales et orientations stratégiques ont été formulées afin d’orienter les interventions humanitaires et renforcer la résilience communautaire dans les Zones de Santé de Kampene, Kunda et Salamabila, particulièrement dans les villages des aires de Santé evalués.

  1. Au niveau humanitaire (ONG et Clusters)
    • Prioriser une réponse multisectorielle coordonnée, ciblant les ménages les plus vulnérables (déplacés internes, retournés, familles d’accueil, femmes et enfants).
    • Mettre en œuvre une approche intégrée combinant (a)santé – WASH, (b) nutrition – Sec Al), (C), protection – Education – VBG pour éviter la fragmentation des interventions.
    • Assurer une présence humanitaire soutenue dans les zones difficiles d’accès, en développant des partenariats avec les acteurs locaux pour garantir la continuité de l’assistance.
    • Renforcer les capacités communautaires à travers des formations et la mise en place de comités de gestion communautaire (WASH, protection, santé).
    • Développer un système de suivi post-évaluation afin d’adapter les réponses selon l’évolution du contexte sécuritaire et des besoins humanitaires.
  2. Au niveau des autorités locales, provinciales et nationales
    • Appuyer les efforts de stabilisation et de sécurisation des zones affectées par la présence d’acteurs armés, afin de faciliter le retour volontaire et sécurisé des populations déplacées.
    • Renforcer la coordination linter provinciale et locale entre les services étatiques, les structures communautaires et les partenaires humanitaires.
    • Promouvoir la médiation locale et la cohésion sociale entre communautés affectées pour réduire les tensions liées au contrôle territorial et aux ressources.
    • Faciliter la libre circulation du personnel humanitaire et l’accès sans entrave aux zones d’intervention.
  3. Au niveau des partenaires techniques et financiers (PTF)
    • Mobiliser des ressources financières d’urgence pour appuyer la mise en œuvre rapide des réponses identifiées dans les secteurs prioritaires.
    • Soutenir les actions de relèvement précoce et de résilience (réhabilitation d’infrastructures communautaires, relance agricole, activités génératrices de revenus).
    • Encourager les programmes à double finalité humanitaire et développementale, visant à renforcer la stabilité locale et la durabilité des acquis.
    • Appuyer la mise en place d’un mécanisme de coordination intersectorielle à au niveau provinciale pour harmoniser les interventions et éviter les duplications.
  4. Sur le plan transversal
    • Intégrer les principes de protection, d’égalité de genre et d’inclusion des personnes vivant avec un handicap dans toutes les interventions.
    • Promouvoir la redevabilité envers les populations affectées (AAP) à travers des mécanismes de communication, de feedback et de gestion des plaintes.
    • Assurer la prise en compte des considérations environnementales dans la planification des activités, notamment dans la réhabilitation des infrastructures et l’approvisionnement en eau.

IX. CONCLUSION GÉNÉRALE
La mission d’évaluation rapide multisectorielle conduite dans les Zone de Santé de Kampene (Aires de Santé de Kampene, Byunkutu, Kitangi, Kibundila, Bukama, Tchalumba, Kisimba et Kama) , Kunda (Aires de Santé de Bikenge, Kapuri, Kabonga, Mbutu) et Salamabila (Aires de Santé de Salumu, Kapeya, Catholique et Wamaza), a permis d’identifier des besoins humanitaires urgents et persistants touchant plusieurs secteurs vitaux, notamment la santé, la nutrition, l’eau, hygiène et assainissement (WASH), la sécurité alimentaire, la protection, l’éducation, et les abris/AME.
Les constats sur le terrain mettent en évidence une situation de vulnérabilité aiguë aggravée par la détérioration du contexte sécuritaire, les déplacements répétés des populations et la faiblesse du système socio-économique local. Ces facteurs combinés ont considérablement réduit la capacité des ménages à satisfaire leurs besoins de base, et ont accru les risques liés aux maladies hydriques, à la malnutrition, aux violences basées sur le genre (VBG) et à la déscolarisation des enfants.
Face à cette situation, il apparaît essentiel de renforcer la présence humanitaire dans la province à travers une intervention multisectorielle coordonnée visant à répondre simultanément aux besoins urgents tout en jetant les bases d’un relèvement précoce durable. L’amélioration de l’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à l’assainissement, à la protection et aux moyens de subsistance doit rester au centre des priorités.
La mission recommande également une synergie renforcée entre les acteurs humanitaires, les autorités locales et les partenaires techniques et financiers (PTF) afin d’assurer une meilleure cohérence, efficacité et durabilité des réponses. La mise en œuvre des actions proposées contribuera non seulement à soulager les souffrances immédiates des populations affectées, mais aussi à favoriser leur autonomie et leur résilience face aux chocs futurs.
Enfin, il est primordial que toutes les interventions tiennent compte des aspects transversaux tels que la protection, le genre, l’inclusion des personnes à mobilité réduite et la préservation de l’environnement. Une approche inclusive et respectueuse des droits humains demeure la condition essentielle pour garantir un impact positif, équitable et durable des actions humanitaires à Salamabila.

ANNEXES DES QUELQUES PHOTOS

Focus group zs de kampene a Kama Une école à Kampene (territoire de Pangi) and more information can be available.

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