Taking part in the debate about the current constitution in the Democratic Republic of Congo: Should we change it or not? We are on the side of free space for people to debate
RAPPORT DE PARTICIPATION À LA CONFÉRENCE PUBLIQUE ET À LA SORTIE OFFICIELLE DU GROUPE LAÏC DE PILOTAGE (GLP) ET LA PARTICIPATION DU COJESKI-RDC

Lieu : CEPAS, Commune de la Gombe, Kinshasa
Date : Lundi 20 juillet 2026
1. Contexte
Le Lundi 20 Juillet 2026, le Collectif des Jeunes Solidaires de Kinshasa (COJESKI) a pris part à une conférence publique organisée au CEPAS à Gombe, suivie de la sortie officielle du Groupe Laïc de Pilotage (GLP). Deux membres du COJESKI ont pris part notamment Joyceline et Pecos
Cette rencontre s’est tenue autour du thème principal :
« Le changement de la Constitution : Opportunités, Défis et Enjeux sur le chemin de la paix en République Démocratique du Congo »
Elle a également porté sur la présentation du Front commun des Forces Vives de la République, une initiative visant à éclairer les consciences, alerter sur les dérives et mobiliser le peuple autour des questions de gouvernance, de démocratie et de paix.
2. Déroulement de la conférence

La conférence a réuni plusieurs personnalités, notamment des professeurs d’université, des juristes, des acteurs de la Société Civile ainsi que des représentants des organisations des personnes vivant avec handicap.
Parmi les principaux intervenants figurait le Professeur Thierry Nlandu, qui a développé son exposé sur la Constitution de la République ainsi que Me Patient Bashombe qui a argumente sur ce que les Acteurs de la Société Civile doivent éviter pour ne pas être Politiques.
3. Principaux points abordés
a) Intervention du Professeur Thierry Nlandu
Le Professeur Thierry Nlandu a estimé qu’il n’est pas nécessaire de réviser la Constitution actuelle, dans la mesure où ses dispositions sont suffisamment claires. Selon lui, le véritable défi réside dans l’application effective de la Constitution, plutôt que dans sa modification. Il a particulièrement insisté sur le caractère intangible de l’article 220 de la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée et complétée par la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011.
Cet article dispose notamment que:
La forme républicaine de l’État ; le principe du suffrage universel ; la forme représentative du Gouvernement ; le nombre et la durée des mandats du Président de la République ; l’indépendance du pouvoir judiciaire ; le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.
L’alinéa 2 précise également qu’il est formellement interdit de procéder à une révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de diminuer les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées. Selon le Professeur Thierry Nlandu, déverrouiller l’article 220 exposerait le pays au risque de modifier l’ensemble de la Constitution, avec des conséquences importantes pour la stabilité institutionnelle.
b) Intervention sur le dialogue inclusif
Un autre panéliste a soutenu la nécessité d’organiser un dialogue inclusif entre les différentes composantes de la Nation. Il a rappelé que plusieurs moments déterminants de l’histoire du Congo ont été précédés par des concertations, notamment la Conférence de Berlin et les différents processus politiques ayant conduit aux constitutions successives, dont celle de Luluabourg de 1964. Selon lui, le mot « Kongo », issu de la langue Kongo, renvoie à l’idée de « se rassembler » (Kosanga), d’où l’importance pour les Congolais de privilégier le dialogue afin de résoudre les crises nationales.
c) Intervention de la représentante des personnes vivant avec handicap
La représentante des personnes vivant avec handicap a plaidé pour une véritable inclusion nationale. Elle a regretté que, depuis la création de la République démocratique du Congo, les personnes vivant avec handicap aient été très peu associées aux grands processus de dialogue et de prise de décision. Elle a rappelé que l’article 49 de la Constitution reconnaît les droits des personnes âgées et des personnes vivant avec handicap en prévoyant des mesures spécifiques de protection adaptées à leurs besoins physiques, intellectuels et moraux. Cet article impose également à l’État de promouvoir leur présence au sein des institutions nationales, provinciales et locales. Elle a ainsi demandé que les personnes vivant avec handicap soient pleinement représentées dans les futurs dialogues nationaux.
4. Conclusion

Cette conférence a permis aux participants d’approfondir leur compréhension des enjeux liés à la Constitution, à la gouvernance démocratique, à la paix et à la participation citoyenne.
Pour le COJESKI, cette activité a constitué un cadre d’échanges enrichissant, réaffirmant l’importance du respect de la Constitution, du dialogue inclusif et de la participation de toutes les catégories sociales, notamment les jeunes et les personnes vivant avec handicap, dans la construction d’une paix durable en République démocratique du Congo.